Berner calling

reitschule

La suisse a son image plan-plan bien incrustée dans l’inconscient collectif: chocolat, montres et heidi. Son palais fédéral, avec ses 7 conseillers (histoire de ne pas se mettre d’accord trop vite) trône au centre de Bern comme le symbole de la rectitude suisse. Et bien arrêtez tout de suite les généralités!

Bern c’est aussi la reitschule (ou reithalle pour les vrais), lieu emblématique de la Bern alternative. Le cadre est bien underground. Prenez un vieux bâtiment style allemand du 19ieme siècle, ajoutez un grand parking envahi de palettes servant de bar et terrasse et rajoutez un gros pont de chemin de fer en béton par dessus et vous y êtes! Sans oublier de préciser que la salle de shoot de Bern est à moins de 300m…

Ensuite le concept. Le mieux c’est de citer leur site internet : « La Reithalle est l’incarnation de ceux qui dérangent, des anarchistes, des parasites, de ceux qui rêvent de refaire le monde, qui croient à une solidarité éternelle ». Vous me direz « bon, ok mais dans les faits c’est quoi? » Dans les fait c’est inclassable car ça dépend de l’heure du jour et de la nuit mais en gros c’est :

  • un centre culturel
  • un bar (surtout un bar!)
  • un centre politique de gauche
  • un atelier d’édition
  • une salle de concert (surtout une salle de concert!)
  • un cinéma
  • une centre antifasciste (surtout antifasciste)
  • un lieux d’asile pour marginaux (surtout…)
  • un lieux d’asile pour « fils-à-papa-en-manque-de-reconnaissance »
  • bref, c’est un peu de tout tant que c’est pas trop standard!

La reitschule divise les bernois. Certain défendent becs et ongles ce lieux culturel à part dans le paysage suisse. D’autre considère cet endroit comme la base des problèmes de drogues (malgré le concept de « no-deal area » pratiqué a l’intérieur des bâtiment, le parking grouille de dealers) et estiment anormale l’autonomie total (même vis a vis de la police) qu’a acquis la reithalle au fil des années.

Enfin, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour à Bern, de passer voir ce truc et de vous laisser éventuellement traîner dans une soirée qui risque d’être mémorable (pour ceux qui s’en souviendront).

C’est dépaysant, c’est juste a coté de chez vous et c’est punk!

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Le Vélib’ à la neuchâteloise

En ville de Neuchâtel, on parcourt normalement moins de kilomètres qu’à Paris, ce qui n’empêche pas la municipalité de proposer des vélos en libre service à –c’est assez rare pour être souligné- des prix défiant toute concurrence : 2 francs pour une balade de 4 heures, 6 francs les 24 heures et seulement 60 francs pour un abonnement annuel! Le service est assuré par une association, « Neuchâtel roule », qui fait travailler des bénéficiaires de l’aide sociale ou des demandeurs d’asile. Il est largement sponsorisé par des entreprises du coin.

Louer les vélos est simple et rapide : pour créer l’abonnement, un petit passage à l’office du tourisme ou à la Station du Port, ouverte 7 jours sur 7 de début mai à fin septembre, de 7h30 à 21h30 (ça aussi c’est rare). Contre 20 francs de caution, on vous y fera un badge magnétique qui vous permettra de débloquer votre bolide à n’importe quel « vélospot ». Il y en a 6 un peu partout dans la ville. Avec un peu de chance, vous trouverez peut-être l’une des quelques bicyclettes équipées d’une assistance électrique.

Les emplacements

Pour notre part, nous avons testé trois vélos un dimanche pour une petite balade improvisée le long du lac. Un peu lourds et, disons le, pas franchement tout-terrain, ils sont globalement en excellent état et ont quand même parfaitement rempli leurs mission, à savoir: nous conduire de la plage à la guinguette!

>> Plus de renseignements sur neuchatelroule.ch (tél. 032 717 77 74) ou à l’office du tourisme (tél. 032 889 68 90).